Remblai n'est pas terre végétale
Un remblai comble du volume et doit se comporter correctement une fois en place. La terre végétale, riche en organique, se tasse et se décompose : elle n'a rien à faire sous une dalle, une allée ou un stationnement. C'est la confusion la plus coûteuse de ce métier.
Les matériaux de remplissage
Selon l'usage : terre de remblai, sable de remplissage, ou pierre concassée quand la zone doit porter. La pierre coûte plus cher au volume mais se compacte immédiatement et ne réserve pas de mauvaise surprise deux ans plus tard.
Le compactage
Un remblai se met en place par couches successives, compactées l'une après l'autre. Déverser toute la hauteur d'un coup et compacter la surface donne une masse qui continuera de se tasser en profondeur, souvent visiblement.
Le foisonnement
Un mètre cube extrait d'une excavation occupe plus qu'un mètre cube une fois en tas, et moins qu'un mètre cube une fois recompacté. C'est pourquoi les volumes commandés et les volumes enlevés ne se correspondent jamais exactement, et pourquoi il faut prévoir une marge.
Autour d'une fondation
Le remblai contre un mur de fondation, le drain et la pierre nette qui l'entoure relèvent d'un ouvrage conçu, pas d'un choix de matériau au comptoir. Ces travaux se font selon les plans d'un ingénieur ou d'un professionnel du domaine, et nous fournissons ce que ces plans demandent.
Le nivellement
Remonter ou abaisser un terrain déplace l'eau. Avant de commander du volume pour changer un niveau, il vaut la peine de vérifier où l'eau ira ensuite, et si votre municipalité encadre ce type de travaux dans votre secteur.
Calculer le volume
Longueur par largeur par épaisseur, en unités cohérentes, donne le volume théorique. On y ajoute une marge pour le tassement et les irrégularités du fond. Pour une excavation aux parois irrégulières, la mesure est plus incertaine et la marge doit l'être aussi.