Trois sables, trois usages
Le sable à compaction, le sable lavé et le sable de remplissage se ressemblent dans la benne et ne se comportent pas du tout pareil une fois en place. C'est le matériau où la confusion coûte le plus souvent un refaire.
Le sable à compaction
Il contient des particules de tailles variées, fines comprises, ce qui lui permet de se serrer et de tenir. C'est le sable des lits de pose sous pavé uni et dalles, là où la surface doit rester stable sous le passage.
Le sable lavé
Débarrassé de ses fines et de ses impuretés, il reste meuble et laisse passer l'eau. On l'emploie sous une toile de piscine, en drainage, ou partout où la propreté du grain compte davantage que la tenue.
Le sable de remplissage
Le plus économique, destiné à combler du volume : tranchées, excavations, zones à remonter. Il n'a pas à être beau ni parfaitement gradué, seulement à occuper l'espace sans se déliter.
Sous un pavé uni
L'ordre habituel est une base de pierre 0-3/4 compactée, puis un lit mince de sable à compaction ou de poussière de pierre, puis les pavés. Épaissir le lit de sable en croyant mieux faire produit l'inverse : la surface ondule dès la première saison.
L'humidité au moment de la livraison
Un sable humide pèse plus lourd et se travaille différemment d'un sable sec. Après plusieurs jours de pluie, prévoir qu'il colle davantage et que l'étendage demande plus d'effort.
La quantité
Le sable se commande au volume, en mètres cubes ou en verges cubes. Un lit de pose mince sur une grande surface représente vite plusieurs mètres cubes : le calcul se fait avant, pas au moment où le camion est dans l'entrée.
Ce qu'il ne faut pas faire
Employer du sable de remplissage sous un pavé uni, ou du sable lavé là où la tenue importe. Les deux se voient à l'usage plutôt qu'à la livraison, et c'est ce qui les rend coûteux.