Ce que « terre » recouvre au comptoir
Le mot désigne des produits très différents. Une terre à gazon, une terre noire, une terre tamisée et un terreau de plantation n'ont ni la même texture, ni la même matière organique, ni le même prix. Demander « de la terre » mène souvent au mauvais produit.
La terre végétale
C'est la couche de surface, mélange de minéral et d'organique. Elle convient à l'ensemencement, au placage de gazon et au nivellement de terrain. Tamisée, elle est débarrassée des pierres et des racines et s'étend uniformément ; non tamisée, elle coûte moins cher mais demande du ratissage.
La terre noire
Plus riche en matière organique, plus foncée, elle retient beaucoup l'eau. Employée seule elle se tasse, se croûte en surface et draine mal. Elle donne son meilleur en mélange, rarement en couche unique.
Le terreau
Un mélange préparé, souvent additionné de compost, conçu pour la plantation ou les plates-bandes. Il coûte plus cher au volume et se réserve aux zones où l'on plante, pas au remplissage d'un terrain complet.
Le compost
Il s'incorpore plutôt qu'il ne se substitue. Étendu en couche mince et mélangé aux premiers pouces du sol existant, il améliore la structure. Appliqué pur et épais, il peut brûler de jeunes racines selon sa maturité.
Les épaisseurs courantes
Pour un ensemencement, quelques pouces de terre végétale suffisent si le sol dessous est correct. Pour une plate-bande, on descend plus profond. Pour un nivellement, c'est la différence de niveau qui commande le volume, et elle se mesure avant d'appeler.
Le tassement
Une terre fraîchement étendue se tasse de façon notable après les premières pluies. Prévoir un peu plus que le calcul théorique évite de recommander un demi-voyage trois semaines plus tard.
Le meilleur moment
Printemps et fin d'été sont les périodes habituelles au Québec. Étendre de la terre sur un sol gelé ou détrempé donne un résultat inégal et compacte ce qu'on cherchait à ameublir.